À propos — Bybadr
Photographe Fine Art
Bybadr
La lumière à un nom
Badr, en arabe بدر, c'est la pleine lune. Cet instant rare où la lumière est à son maximum, où tout devient visible, où rien ne se cache.
C'est sous ce signe que je photographie.
Né à Marrakech un 8 mai, j'ai grandi entre deux cultures, deux langues, deux façons de voir le monde. Mon premier voyage intérieur fut littéraire — Les Misérables en arabe, lu à 12 ans, m'a appris à mettre une image sur chaque mot, un visage sur chaque destin.
Puis vint l'appareil photo. Ce boîtier noir mystérieux qui m'intriguait. Et tout s'est connecté.
Le cinéma égyptien et indien de ma mère. Les westerns de mon père. Pink Floyd — The Wall qui a ouvert mon imaginaire. James Brown, Oum Kalthoum, Fairouz. Gregory Hines dans Tap. Cartier-Bresson, Salgado, Ansel Adams. Turner, Klimt, Kandinsky. Kurosawa, Malick, Audiard. Lawrence d'Arabie, Metropolis, Zorba le Grec.
Tout cela vit dans mes images.
Autodidacte, j'ai appris la photographie dans les films, les tableaux, les livres, les rues de Marrakech et les falaises de Normandie. J'ai photographié sur des plateaux de tournage de productions américaines, françaises, britanniques et canadiennes — dont "L'Homme aux semelles de vent" sur la vie d'Arthur Rimbaud, "The March" de la BBC, et la série culte "Absolutely Fabulous" aux côtés de Jennifer Saunders et Joanna Lumley pour les scènes tournées au Maroc — où j'ai compris que chaque image a une intention, chaque lumière raconte quelque chose.
Et derrière tout cela, il y a le Maroc. Mon pays m'a tout appris — la lumière dorée de Marrakech, les couleurs de Chefchaouen, les silences du désert, la générosité des gens, la beauté dans le quotidien. C'est lui qui a formé mon œil avant même que je tienne un appareil photo.
Bybadr, c'est cette double culture. Cette lumière entre Orient et Occident. Ces images qui cherchent à révéler ce que l'œil pressé ne voit pas.
Chaque œuvre est une pleine lune — un moment de clarté absolue.
— Badr